Un matin, je me suis arrêtée au cours de ma promenade pour admirer un magnifique iris au bord du chemin. Je me suis rendu compte que, même si je percevais les caractéristiques physiques de cette fleur par les sens matériels, sa véritable beauté m’apparaissait grâce à ce que la Science Chrétienne appelle le « sens spirituel ». La réalité spirituelle, et non matérielle, de la création de Dieu s’est imposée à mon esprit plus clairement que jamais.
La Science Chrétienne montre que Dieu est Esprit et Entendement infinis, et que tout ce que Dieu crée est spirituel et éternel. Mais du point de vue limité des sens matériels mortels, tout semble exister en tant que matière. Mary Baker Eddy décrit ce sens matériel comme une illusion, « le rêve à l’état de veille », qui n’a pas plus de substance que le rêve lié au sommeil.
Dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit : « Dans son sommeil, un mortel peut être fatigué ou angoissé, peut jouir ou souffrir, selon le rêve qu’il fait. Lorsque ce rêve s’évanouit, le mortel constate qu’il n’éprouve aucune de ces sensations du rêve. » Puis elle pose cette question : « Y a-t-il plus de réalité dans le rêve de l’existence à l’état de veille que dans le rêve du sommeil ? » (p. 250)
Nous connaissons tous des moments où nous percevons le sens spirituel de la vie – la véritable Vie divine en dehors de la mortalité – comme cela m’est arrivé devant l’iris. Ces moments nous montrent la bonté et l’éternité de Dieu et de Ses idées, et nous aident à voir l’irréalité de tout ce que Dieu n’a pas créé : la matière, le péché, la maladie et la mort. Science et Santé déclare : « Rien de ce que nous pourrons dire ou croire relativement à la matière n’est immortel, car la matière est temporelle et par conséquent un phénomène mortel, un concept humain, quelque fois beau, toujours erroné. » (p. 277)
J’ai mieux compris l’irréalité du sens mortel de l’existence, suite au décès d’une amie très chère. Au début, j’ai éprouvé la douleur de la séparation. Cependant, grâce à la prière, j’ai si bien perçu la substance spirituelle de notre relation et de notre véritable identité en tant qu’idée de Dieu, que le chagrin s’est rapidement dissipé pour laisser place à la joie de comprendre notre unité avec la Vie éternelle, Dieu. Telles deux gouttes d’eau dans un océan infini, nous existons pour toujours dans l’Amour divin, et ne pourrons donc jamais être séparées l’une de l’autre. De même que la beauté de l’iris laissait entrevoir la réalité spirituelle cachée derrière l’apparence matérielle, cette relation d’amitié indiquait ce qui est vrai aujourd’hui et éternellement, au sujet de Dieu et de chacun de Ses enfants bien-aimés.
Mary Baker Eddy écrit : « Dans notre état actuel d’immaturité concernant les choses spirituelles, parlons ainsi des beautés de l’univers des sens : “J’aime votre promesse, et je connaîtrai un jour la réalité et la substance spirituelles de la forme, de la lumière et de la couleur, de ce que maintenant je discerne faiblement à travers vous ; et sachant cela, je serai satisfait.” » (Ecrits divers 1883-1896, p. 87)
