J’ai ressenti une grande tristesse en apprenant le décès d’une amie très chère. Cette nouvelle est survenue peu après le décès de deux autres amis proches et la perte, un an plus tôt, d’un parent que j’aimais beaucoup. Le choc, la tristesse et l’incrédulité ont rapidement fait place à la gratitude pour la vie de ces êtres aimés. J’ai ressenti un élan d’amour et de reconnaissance pour les nombreux moments passés ensemble et pour nos conversations enrichissantes. Cela m’a réconfortée et cela m’a aidée lors de mes réflexions sur les problèmes du monde.
Tant de questions me viennent à l’esprit lorsque je pense à ceux qui sont touchés par des tragédies partout dans le monde : comment prier pour cette situation ? Est-il possible de perdre la Vie, Dieu ? De perdre le bien ? L’homme, qui est l’enfant bien-aimé de Dieu, est-il vulnérable et à la merci d’un pouvoir mauvais appelé maladie, misère, guerre, etc. ? Par où pouvons-nous commencer pour apporter notre aide ?
En général, je cherche d’abord des réponses dans la Bible. Saint Paul apporte une précieuse explication dans son épître aux premiers chrétiens de Rome. Il écrit : « Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ?... Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort, ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. » (Romains 8:35, 37-39)
Rien ne peut, n’a jamais pu ni ne pourra jamais séparer aucun de nous de l’amour de Dieu ni de la présence du Christ, ce message d’amour que Jésus a laissé à l’humanité, dévoilant et expliquant notre relation spirituelle à notre créateur. Christ Jésus a montré la nature de Dieu en tant qu’Amour divin et Vie divine, toujours présents et entièrement bons ; il a démontré que chacun de nous est la création bien-aimée de Dieu à jamais incluse dans le bien.
Mary Baker Eddy explique ceci dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures : « Le Christ présente l’homme indestructible, que l’Esprit créé, constitue et gouverne. » (p. 316) L’homme spirituel et indestructible, la véritable identité de chacun, est à jamais complet et parfait, entièrement séparé de la mortalité et jamais limité par elle. Notre véritable nature spirituelle n’est pas un concept abstrait et lointain, sans rapport avec la vie quotidienne. Elle est au cœur de notre identité et de chaque facette de notre existence.
Comprendre Dieu en tant que Vie et Amour divins, et notre relation à Dieu en tant qu’image et ressemblance de la Vie, constitue un point de départ essentiel qui nous permet de voir au-delà de ce que perçoivent les sens physiques. Comme cette compréhension vaut pour tous, elle permet aussi de rester calme et centré sur cette vérité lorsque l’on aide son prochain.
Dans la parabole du bon grain et de l’ivraie (voir Matthieu 13:24-30), Jésus illustre le fait que la vie spirituelle n’est pas affectée par la matière. On peut considérer le blé comme le symbole de la véritable vie spirituelle de l’homme, qui grandit et s’épanouit grâce à la Vie éternelle, Dieu, et qui est protégée par Lui. L’ivraie symbolisant une conception mortelle et matérielle de l’homme, ne touche pas le blé, malgré les apparences contraires.
Dans Science et Santé nous lisons ceci : « Le temporel et l’irréel ne touchent jamais l’éternel et le réel. Le muable et l’imparfait ne touchent jamais l’immuable et le parfait. L’inharmonieux et ce qui se détruit ne touchent jamais l’harmonieux et ce qui existe en soi. Ces qualités opposées sont l’ivraie et le froment, qui en réalité ne se mélangent jamais, bien que (aux yeux des mortels) ils croissent côte à côte jusqu’à la moisson ; alors la Science sépare le froment de l’ivraie, grâce à la compréhension que Dieu est toujours présent et que l’homme reflète la ressemblance divine. » (p. 300)
En regardant au-delà de ce que montrent les sens physiques, on peut affirmer que la vie n’est pas affectée par la mortalité. Des nouvelles annonçant la maladie ou la mort, aussi tristes soient-elles, n’ont pas pour autant le dernier mot. Lorsque le soleil se couche, on dit que la nuit tombe et que la journée est terminée. Mais ce n’est que depuis la terre que l’on observe les couchers de soleil. Si l’on pouvait contempler la scène depuis le soleil, on constaterait qu’il n’y a pas de coucher de soleil. On ne verrait que la lumière constante et éclatante de ses rayons. Nos amis qui nous quittent continuent de rayonner, c'est-à-dire de vivre, d’aimer et de participer à l’expression permanente de la Vie éternelle. Pour eux, comme pour nous, il est vrai que « chaque stade successif d’expérience révèle des vues nouvelles de bonté et d’amour divins » (Science et Santé, p. 66).
Je constate que ces vérités spirituelles chaque jour me rassurent et me réconfortent. Alors que je continue de prier avec plus de ferveur pour nos frères et sœurs à travers le monde, je rends grâce pour chacun d’eux. Ils sont à jamais entourés de l’Amour divin, Dieu, « car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Actes 17:28).
