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Guérison et transformation spirituelle

From the April 2022 issue of The Herald of Christian Science

Paru d'abord sur notre site le 17 janvier 2022


Un été, durant mes années d’adolescence, je me suis fait très mal à la cheville. Ma préoccupation immédiate était la crainte que cela ait une incidence sur ma participation à la prochaine saison de football. Je savais qu’une entorse à la cheville pouvait mettre des semaines à guérir, voire des mois, et j’avais peur qu’il s’agisse en fait d’une fracture.

J’ai appelé un praticien de la Science Chrétienne pour qu’il me donne un traitement métaphysique par la prière. J’ai également prié de mon côté. Cette nuit-là, tandis que je priais, j’ai soudain eu la conviction profonde que ma véritable identité était spirituelle, et que, par conséquent, je ne pouvais souffrir d’une quelconque blessure. A ce moment, la douleur a disparu, et le gonflement et la décoloration, qui étaient très importants, ont diminué sous mes yeux. J’ai pu marcher normalement sans avoir mal.

Inutile de dire que cette guérison demeure un souvenir précieux. Mais au fil des ans, j’ai réfléchi à la façon dont j’avais réagi. J’aurais pu penser : « Incroyable ! La Science Chrétienne est vraiment un cadeau incroyable et merveilleux ! Je vais faire preuve de plus de ferveur, et redoubler d’efforts dans l’étude de cette merveilleuse Science afin de devenir un meilleur praticien pour moi-même et pour les autres. » Mais en réalité, je me suis dit : « Super ! je vais pouvoir rejouer au football ! » Et c’est ce que j’ai fait.

Avant de revenir à cette guérison, j’aimerais aborder un sujet qui n’est pas sans rapport, à savoir la croissance spirituelle ou la transformation spirituelle. Dans son épître aux chrétiens de Rome, l’apôtre Paul nous met fortement en garde : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12:2)

L’une des transformations du caractère les plus saisissantes est relatée dans la Genèse. Jacob traverse un moment critique dans son existence très mouvementée quand il réalise qu’il doit opérer un changement radical. Au cours d’une nuit blanche, il lutte avec un « homme », considéré par la plupart des exégètes comme un ange de Dieu. Lorsque le soleil se lève, l’ange veut partir, mais Jacob lui dit : « Je ne te laisserai point aller, que tu ne m’aies béni. » L’ange donne alors à Jacob le nouveau nom d’Israël, le bénit et disparaît. (voir Genèse 32:24-30)

Mary Baker Eddy donne une interprétation de cette histoire dans le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Ecritures. Elle écrit que Jacob lutte en réalité contre « un sens mortel de vie, de substance et d’intelligence comme existant dans la matière avec ses faux plaisirs et ses fausses douleurs » (p. 308), et que l’ange lui apparaît pour l’aider dans cette lutte. Selon la définition qui se trouve dans le Glossaire de Science et Santé, les anges sont notamment des pensées de Dieu qui se communiquent à l’homme (voir p. 581). Mary Baker Eddy explique que Jacob empêche l’ange de partir « jusqu’à ce que sa nature [soit] transformée ». Jacob ne désire pas simplement que son problème immédiat (si important soit-il) soit résolu ; il veut un « renouvellement de [son] intelligence », c’est-à-dire une transformation de son caractère. Selon la Bible, c’est exactement ce qu’il obtient et ce que symbolise son nouveau nom.

Je reviens à présent à la guérison de ma cheville. Rétrospectivement, il est clair que, sur le moment, contrairement à Jacob, je n’étais pas vraiment intéressé par la transformation de ma nature. Je voulais bien progresser spirituellement, mais pas trop ! Juste assez pour continuer de vivre normalement et poursuivre mes projets et désirs personnels.

Soyons clairs, il n’y a rien de mal à vouloir guérir. Beaucoup se tournent vers la Science Chrétienne pour trouver un soulagement face à tel ou tel problème, puis y demeurent fidèles parce qu’ils ont été guéris. Mais en continuant d’étudier et de pratiquer régulièrement la Science Chrétienne, on comprend peu à peu que le désir de guérir a ses limites si la guérison se réduit uniquement à la résolution d’un problème. En effet, plus nous écoutons ce que les sens physiques ont à dire sur le problème, moins nous entendons ce que Dieu nous dit. Or, ce que Dieu nous dit est toujours la vérité, la seule vérité, à notre sujet et sur toute situation dans laquelle nous nous trouvons. En fait, Dieu est Vérité, et la Vérité est toujours bonne et spirituelle, car Dieu est également Esprit (voir Jean 4:24)

A ce moment, la douleur a disparu, et le gonflement et la décoloration ont diminué sous mes yeux.

Par conséquent ce besoin de transformation spirituelle n’est pas imposé par Dieu, contrairement à l’examen imposé aux étudiants par leur professeur ou le parcours du combattant imposé aux nouvelles recrues par le sergent instructeur. C’est plutôt la conséquence naturelle de la réalité inaltérable de la bonté divine, et de la compréhension du fait que notre véritable identité est l’expression de cette bonté. Ainsi, quel que soit le déroulement apparent de notre vie, si nous ne progressons pas spirituellement, nous ne progressons pas du tout. Nous ne faisons que tourner en rond, sans lien réel avec ce qui est substantiel et vrai. Plus vite nous corrigerons ce type de comportement en portant notre attention sur la croissance spirituelle, mieux ce sera.

Cette croissance peut prendre de nombreuses formes : c’est un remords sincère (comme dans le cas de Jacob) pour le mal causé à autrui et un engagement à réparer ses torts ; un pardon accordé pour le mal qu’on nous a fait ; une compassion plus profonde envers ceux qui sont dans la détresse ; le renoncement à un désir qui a cessé de nous être cher ; la victoire sur des traits de caractère négatifs, tels que l’entêtement ou la mauvaise humeur, remplacés par des qualités comme l’humilité et la gentillesse ; ou tout simplement une plus grande foi en Dieu, dans Sa totalité et Sa bonté. Ce ne sont là que quelques exemples, et si nous nous examinons sincèrement, nous constaterons très certainement que les occasions de progresser ne manquent pas !

Dans la mesure où cette compréhension deviendra plus claire, nous considérerons peu à peu la guérison comme une transformation spirituelle et non la résolution de problèmes, et la transformation deviendra le but de nos prières. Même si ces prières n’ont pas pour objectif principal une vie plus saine, plus utile et plus productive, c’est là un résultat naturel et même inévitable. Cette transformation ne s’obtient pas d’emblée, mais par degrés. Après avoir lutté toute la nuit avec l’ange, Jacob eut malgré tout d’autres problèmes à résoudre, chacun d’entre eux exigeant de sa part une nouvelle croissance spirituelle. La transformation du caractère est l’effort constant de toute une vie, mais elle est nécessaire, inévitable et profondément enrichissante.

Il n’est pas toujours évident d’avoir envie de croître spirituellement face à un problème important, qu’il soit physique ou autre. La peur, la douleur, la confusion et le trouble émotionnel réclament notre attention, et, naturellement, nous aspirons à être soulagés. Mais nous pouvons cependant faire l’effort de demander humblement à Dieu en quoi nous devons progresser, et tout faire pour être transformés. En fait, comme Jacob, insistons en ce sens. Lorsque nous regarderons au-delà de la résolution de nos problèmes immédiats et que nous nous accrocherons à nos « anges », à ces messages spirituels que Dieu nous adresse continuellement, jusqu’à ce que nous soyons transformés, alors nous obtiendrons également la guérison, car la transformation est une guérison, et la guérison une transformation.

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Mary Sands Lee, Christian Science Sentinel, July 7, 1956

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