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POUR LES JEUNES

Vous êtes à votre place

From the December 2022 issue of The Herald of Christian Science

Paru d'abord sur notre site le 8 août 2022


Je crois que je portais un jean et un pull ce jour-là. Ce dont je me souviens avec certitude, c’est qu’il faisait froid dehors et que je devais parcourir trois kilomètres après être sortie du métro. Il ne m’est jamais venu à l’esprit que le jean n’était pas un vêtement adéquat. Mais quand je suis arrivée à l’église, l’un des membres, une femme, m’a regardée de travers.

« Un jean à l’église ? » m’a-t-elle demandé en haussant les sourcils. 

Je n’étais pas membre de cette église depuis très longtemps. J’étais fraîchement sortie de l’université, enthousiaste à l’idée de rendre service, et l’église m’avait semblé être l’endroit parfait pour accueillir mes prières et mon énergie. Mais cette situation m’a rebutée. Soudain, je me suis retrouvée à me demander si j’étais vraiment à ma place.

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles chacun d’entre nous pourrait se demander s’il est à sa place parmi ses camarades de l’école du dimanche ou parmi les personnes qui composent son église. Les vêtements que nous portons, notre façon de nous définir, la conviction – ou pas – de notre foi, et même la façon dont nous parlons de nos propres expériences très personnelles au sujet de Dieu, peuvent sembler conduire à une conclusion regrettable : peut-être ne sommes-nous pas à notre place. Peut-être ne serons-nous jamais les bienvenus.

Mais est-ce la bonne façon d’interpréter ces différences parfois criantes ? C’est ce que je devais me demander après l’histoire du jean. 

J’ai toujours considéré la Science Chrétienne comme la manière la plus inclusive de voir le monde que j’aie jamais rencontrée. Toute la création, a expliqué Mary Baker Eddy, est régie par les lois spirituelles et universelles du bien. Personne n’est extérieur à elles. La Science Chrétienne nous aide à comprendre ces idées et leur confère un aspect pratique, mais ces idées s’appliquent à tout le monde, que les gens se définissent comme scientistes chrétiens ou pas.

Alors, pourquoi le système spirituel le plus inclusif et le plus expansif ne bénéficierait-il pas aussi des membres d’église les plus inclusifs et les plus ouverts d’esprit ? Un jour, en priant à propos de cette question, une image des chefs religieux vivant à l’époque de Jésus, qui critiquaient ses guérisons et disaient aux gens qu’il accomplissait les œuvres du diable, est venue à ma pensée. Plutôt que de l’accepter, ainsi que les nouvelles idées dont il était porteur, ils les critiquaient, ils se moquaient de lui et lui résistaient.

J’ai alors compris que le problème ne concernait pas plus les personnes qui harcelaient Jésus que mon problème, bien moins extrême, avec la dame à l’église qui n’aimait pas la façon dont je m’habillais. C’était simplement l’opposé de l’inclusivité et de l’expansivité qui venait à la conscience d’une manière qui ressemblait aux propres pensées de ces personnes. Mais ces pensées n’étaient pas les leurs, ni celles de qui que ce soit. Elles ne venaient pas de Dieu, donc elles n’avaient aucune source, aucun pouvoir réel. Et personne ne pouvait être dupé par elles, moi comprise.

Oui, je pouvais penser d’une meilleure façon, et j’ai réalisé à quel point les jugements portés par cette femme en avaient déclenché d’autres en moi. Mon cœur s’est adouci lorsque j’ai réalisé, qu’elle veuille ou non m’inclure, que pour ma part je pouvais toujours l’intégrer. Je pouvais apporter à l’église ce que je croyais important – l’inclusivité, l’ouverture d’esprit, l’amour – et ainsi, ces qualités seraient toujours avec moi à l’église, que tout le monde les exprime ou pas.

Après cela, retourner à l’église m’a semblé naturel. Et cette femme n’a plus jamais fait de commentaires sur mes vêtements. Quelques années plus tard, cependant, alors que je traversais une période difficile après une rupture et que je n’en avais parlé à personne, elle m’a surprise en m’abordant après le service, un dimanche, et en m’invitant chez elle pour le déjeuner. C’était exactement l’amour dont j’avais besoin à ce moment-là. C’était exactement l’amour dont j’avais toujours su qu’il était présent pour nous tous à l’église. Et c’était comme si Dieu me disait ce qu’Il dit à chacun de nous, peu importe qui nous sommes, à quoi nous ressemblons, ou si nous nous sentons à l’aise ou pas : Vous êtes à votre place. Et c’est parce que nous le sommes.

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The Mission of the Herald

In 1903, Mary Baker Eddy established The Herald of Christian Science. Its purpose: "to proclaim the universal activity and availability of Truth." The definition of "herald" as given in a dictionary, "forerunner—a messenger sent before to give notice of the approach of what is to follow," gives a special significance to the name Herald and moreover points to our obligation, the obligation of each one of us, to see that our Heralds fulfill their trust, a trust inseparable from the Christ and first announced by Jesus (Mark 16:15), "Go ye into all the world, and preach the gospel to every creature."

Mary Sands Lee, Christian Science Sentinel, July 7, 1956

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