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Mary Baker Eddy et la guérison

From the September 2022 issue of The Herald of Christian Science

Paru d'abord sur notre site le 4 août 2022


Dans la préface de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, qui expose la Science divine de la guérison-Entendement que Jésus pratiquait, Mary Baker Eddy écrit : « Il appartient aux siècles à venir de proclamer ce qu'aura accompli le pionnier. » (p.vii) Cette collection d’articles hors-série aborde la façon dont la vie et les idées de cette femme hors du commun ont montré le chemin, et continuent de le faire, pour atteindre au progrès individuel et collectif qui mène vers l’Esprit.

La guérison des malades et des pécheurs était au cœur du ministère de Jésus tel qu’il est relaté dans les quatre évangiles. Tout au long du Nouveau Testament, nous voyons cette pratique de la guérison être poursuivie et pratiquée par ses disciples et ses premiers fidèles. Mais, malgré la prédiction de Jésus selon laquelle, au fil des âges, tous ceux qui croiraient en lui seraient également en mesure d’accomplir les œuvres qu’il a faites, cet espoir s’est amenuisé. Il en résulte que l’humanité, y compris la chrétienté, a en quelque sorte enterré la guérison spirituelle dans les cendres du temps.

Au cours des siècles, les guérisons spirituelles ont été considérées comme des événements isolés, dus au hasard ou à la chance, plutôt que des manifestations immanentes et systématiques – conformes à l’amour et à la sollicitude constants de Dieu pour l’humanité. Puis, au XIXe siècle, Mary Baker Eddy, en tant que Découvreuse et Fondatrice de la Science Chrétienne, est venue avec une révélation qui change la vie, rétablissant le « christianisme primitif et son élément perdu de guérison » (Manuel de L’Eglise Mère, p. 17), selon ses paroles. Cela illustre le fait que ce qui était vrai autrefois l’est éternellement.

Dans son livre, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit : « L’auteur s’est efforcée de faire de ce livre l’esculape de l’entendement aussi bien que du corps, afin qu’il puisse donner de l’espoir aux malades et les guérir, bien qu’ils ne sachent pas comment cette œuvre s’accomplit. La Vérité produit un effet guérisseur alors même qu’elle n’est pas entièrement comprise. » (p. 152)

Mary Baker Eddy avait découvert la façon dont Jésus guérissait, et elle guérissait et enseignait cette manière de guérir grâce à une confiance absolue dans un Dieu toujours présent, sans cesse en action et toujours aimant. Ses écrits donnent une explication claire du fait que ne proviennent de Dieu que des reflets du bien spirituel, parce que Sa nature est entièrement bonne. En établissant le fait que Dieu est l’Esprit indestructible, la Vérité toute-puissante et l’Amour universel – le Principe qui gouverne l'univers – la Science Chrétienne révèle la nature divine de Son image, l’homme, à la fois mâle et femelle. Jusqu’à ce jour, les idées de Mary Baker Eddy ont accompagné les chercheurs de la vérité, leur permettant de progresser dans la compréhension de la guérison et de la liberté qu’elle apporte, conformément à ce que Christ Jésus a enseigné : « Vous connaitrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8:32).

Cette nouvelle lumière, diamétralement opposée aux croyances et théories établies de longue date, démontre que la guérison provient d’une source permanente et infinie, Dieu. Basée sur des règles et des lois fixes, la pratique de la guérison spirituelle s’est imposée comme un moyen puissant et fiable pour guérir et être guéri.

Il y a plusieurs décennies, alors que j’étais tout jeune et que je vivais en République démocratique du Congo, j’ai été profondément touché par les écrits de cette femme de la Nouvelle-Angleterre, à l’autre bout du monde. Lorsque j’ai découvert ce système de guérison, cela a intuitivement remis en question ma faible conception de la nature de Dieu. J’ai longtemps cru en un Dieu que je pourrais éventuellement voir après la mort, à condition d’avoir vécu une vie exemplaire. 

J’étais au milieu de mes études universitaires à Kinshasa, ma ville natale. Alors que je rendais visite à un collègue de classe, je suis tombé sur un petit pamphlet posé sur sa table et je l’ai lu. La pertinence des questions, et la profondeur des réponses qui y étaient apportées, m’ont poussé à me renseigner. Mon condisciple m’a dit qu’il s’agissait d’une publication de la Science Chrétienne, un enseignement dont je n’avais jamais entendu parler. Impressionné par ce que je lisais, j’ai décidé d’assister à un service religieux du dimanche. Au cours de ce service, j’ai compris dans une certaine mesure qu’il m’était possible d’avoir dès maintenant une relation plus intime avec Dieu. La vision erronée de Dieu qui avait enterré la guérison spirituelle sous les cendres du temps a perdu son emprise sur moi.

J’ai entrepris l’étude de la Bible, ensemble avec Science et Santé. Cette étude m’a apporté un sens nouveau de Dieu en tant que Père-Mère proche et aimant, une aide toujours présente dans toute situation que je pourrais traverser. En outre, j’ai pris conscience, de manière radicale, qu’il n’y a qu’un seul Entendement, et non deux entendements ou davantage. En tant qu’idées de Dieu, chacun d’entre nous reflète toutes les qualités que Dieu possède, comme la beauté, la clarté d’esprit, la pureté, la sagesse, la santé, etc. Le fait de penser à moi et aux autres comme étant entièrement spirituels a eu une douce résonance dans ma conscience, et j’étais impatient de grandir dans cette nouvelle perspective.

La vision erronée de Dieu qui avait enterré la guérison spirituelle sous les cendres du temps a perdu son emprise sur moi.

Progressivement, au cours des années, la Science Chrétienne est devenue le fondement de ma propre pratique de la guérison. Les idées partagées dans la Bible et les écrits de Mary Baker Eddy, ainsi que les périodiques qu’elle a fondés, sont devenus très utiles dans tous les domaines de ma vie. J’ai commencé à comprendre que les enseignements de Jésus étaient non seulement intemporels, mais qu’ils s’adressaient à tous, indépendamment du sexe, du lieu de résidence ou de l’expérience vécue.

Au fur et à mesure que j’avançais dans ma vie professionnelle, d’abord au sein du système éducatif de mon pays puis dans l’industrie hôtelière et dans le domaine des télécommunications, j’ai continué à mettre en pratique, au mieux de mes capacités, les enseignements de Christ Jésus tels qu’ils sont expliqués dans les écrits de Mary Baker Eddy. Je les trouvais pratiques et pertinents. 

Un jour, après avoir étudié cette Science divine pendant plusieurs années, alors que j’étais sur mon lieu de travail, mon responsable a constaté que j’étais à peine capable de travailler, et il m’a envoyé au centre de santé de l’entreprise pour être examiné. On m’a diagnostiqué une hépatite et prescrit un traitement d’une semaine. De retour chez moi, j’ai préféré demander à un praticien de la Science Chrétienne de m’aider par la prière. Ce membre expérimenté de l’église n’était pas un médium ou un intermédiaire entre Dieu et moi. Le traitement par la Science Chrétienne qu’il m’a donné, lequel s’adressait spirituellement à ma pensée grâce à ses prières, m’a aidé à voir la totalité et la perfection de Dieu, et celle de toute Sa création, y compris moi-même. J’ai pris conscience de ma nature spirituelle et sans défaut, à l’image de l’unique Père-Mère, Dieu, dont j’étais l’héritier. J’ai rapidement retrouvé mes forces, et tous les symptômes de la maladie ont disparu. A la fin de l’arrêt maladie, je suis retourné au centre de santé pour un contrôle, comme on me l’avait demandé, et l’on a constaté que j’étais en parfaite santé.

Progresser dans la pratique de la guérison spirituelle telle qu’elle est enseignée et démontrée par Mary Baker Eddy m’a apporté une perception tout à fait nouvelle de la guérison. J’ai compris que la santé, l’harmonie et le bien constituent la véritable nature de la réalité. Cette prise de conscience m’a énormément encouragé à travailler pour répondre à tous mes besoins, et à aider les autres en entrant dans la pratique de la Science Chrétienne à temps plein, puis, quelques années plus tard, en devenant professeur de Science Chrétienne.

La guérison spirituelle, telle qu’elle est pratiquée dans cette Science divine, repose à la fois sur une compréhension claire de l’amour et de la puissance de Dieu et sur la confiance dans cet amour et cette puissance, qui annulent tout ce qui n’est pas bon. Elle est fondée sur la perfection et la totalité de Dieu, et sur le lien indissoluble de l’homme avec Dieu, en tant que Son reflet parfait. Dieu est reconnu comme étant Le seul qui guérit dans chaque cas, et il est nécessaire de tout remettre entre les mains de Dieu, tout comme Christ Jésus l’a fait systématiquement. Jésus a expliqué : « Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi j’agis. [...] le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. » (Jean 5:17, 19) Laisser la responsabilité de la guérison à un Dieu parfait, omniprésent et tout-puissant a fait de Jésus un guérisseur inégalé.

Cette spécificité du ministère de guérison de Jésus est le fondement de la guérison par la prière. Elle contredit la vision traditionnelle de la guérison comme étant un processus laborieux visant à réparer quelque chose qui ne va pas, conception qui prévaut encore largement. Suivant le chemin que Jésus nous a indiqué, Mary Baker Eddy guérissait rapidement et avec efficacité, ce qui était le résultat de sa conviction inébranlable de la nature impeccable de la création de Dieu, incapable de discordance ou de décomposition.

Une femme, du nom d’Helen Grenier, raconte comment elle a été guérie par Mary Baker Eddy alors qu’elle était une petite fille très malade et devait aller voir un médecin le jour suivant. Elle s’est rendue à la maison de Mary Baker Eddy en quête de guérison, et celle-ci l’a gentiment invitée à s’asseoir. Après qu’elles ont eu échangé quelques mots, Mary Baker Eddy a brièvement fermé les yeux, lui a pris la main, et a dit à la petite fille de revenir le lendemain, si elle n’allait pas mieux. Cela n’a pas été nécessaire. Au cours de cette seule visite, comme se le rappelle Helen Grenier, elle a été complètement guérie. (voir Yvonne Caché von Fettweis and Robert Townsend Warneck, Mary Baker Eddy, une vie consacrée à la guérison spirituelle, p.108-110).

Dans un de ses écrits, Mary Baker Eddy fait remarquer que : « Lorsque j’ai vu le plus clairement et ressenti le plus vivement que l’infini ne reconnaît aucune maladie, cela ne m’a pas séparée de Dieu, mais m’a liée à Lui à tel point, que j’ai pu guérir instantanément un cancer qui avait rongé les chairs jusqu’à la veine jugulaire. 

Dans le même état spirituel, j’ai pu remettre des articulations démises et rendre instantanément la santé aux agonisants. » (Unité du bien, p. 7)

La guérison par la Science Chrétienne continue à être pratiquée sur cette même base. Dans son Sermon sur la montagne, Jésus affirme : « Celui qui cherche trouve » (Matthieu 7:8). C’est ce qui ressort exactement de la vie de Mary Baker Eddy et qui se perpétue dans celle des nombreux disciples de ses enseignements, depuis la fin du 19e siècle jusqu’à nos jours. Il en sera de même pour tous les chercheurs honnêtes de la Vérité, en raison de la nature immuable de Dieu, qui répond à tous les besoins de Ses enfants bien-aimés, ce que nous sommes tous. 

L’efficacité de ce système a été prouvée depuis plus d’un siècle et demi, avec des milliers de récits de guérisons partagés chaque semaine lors des réunions de témoignage du mercredi dans les églises filiales du monde entier. Et des dizaines de milliers de récits de guérisons ont également été publiés dans des périodiques de la Science Chrétienne comme celui-ci au fil des années. La guérison par la Science Chrétienne n’est pas une condamnation des autres modes de traitement, mais elle consiste à s’efforcer uniquement et scientifiquement de marcher dans les pas du Maître chrétien, Christ Jésus, et révèle qu’avec Dieu tout bien est possible.

L’étude de la Bible et de Science et Santé a béni des millions « d’esprits sans préjugés, – humbles chercheurs de Vérité » (Science et Santé, p. 570). Ses fruits ont également contribué à ce que ce système de guérison soit connu en dehors de la sphère des membres de l’église de la Science Chrétienne, et ont abouti à ce que Mary Baker Eddy soit reconnue comme faisant partie des auteurs dont les écrits et les idées ont changé le monde. La guérison spirituelle s’est répandue dans le monde médical et dans les rangs du clergé, et de plus en plus d’individus dans le monde qui se sont sentis insatisfaits des traitements matériels conventionnels et de la théologie traditionnelle, et se sont tournés vers Dieu comme source de la guérison.

La compréhension de la nature parfaite de Dieu, ainsi que de Son idée, l’homme et la femme semblables à Lui, a été, est et sera toujours vraie pour toute l’éternité. Une déclaration contenue dans le livre Rudiments de la Science divine de Mary Baker Eddy résume toute la question : « La santé, c’est la conscience de l’irréalité de la douleur et de la maladie ; ou plutôt, la conscience absolue de l’harmonie, et de rien d’autre. » (p. 11)

Aujourd’hui, le système de guérison établi par cette pionnière spirituelle s’avère pratique, permanent et accessible à tous. Il en va de même des preuves significatives du bien que ce système accomplit pour l’humanité aujourd’hui, ainsi que pour les générations futures.

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The Mission of the Herald

In 1903, Mary Baker Eddy established The Herald of Christian Science. Its purpose: "to proclaim the universal activity and availability of Truth." The definition of "herald" as given in a dictionary, "forerunner—a messenger sent before to give notice of the approach of what is to follow," gives a special significance to the name Herald and moreover points to our obligation, the obligation of each one of us, to see that our Heralds fulfill their trust, a trust inseparable from the Christ and first announced by Jesus (Mark 16:15), "Go ye into all the world, and preach the gospel to every creature."

Mary Sands Lee, Christian Science Sentinel, July 7, 1956

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