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Une nouvelle conception de la normalité

From The Herald of Christian Science - September 13, 2021


Nous aimons la constance dans l’existence. Il n’est donc pas rare d’entendre une personne parler avec appréhension d’une « nouvelle normalité ». Qu’il s’agisse d’attendre avec impatience un retour à la « normale » ou de craindre que ce retour à l’ancienne « normalité » ne soit plus possible, la question se pose : qu’est-ce qui est vraiment « normal » ? Peut-il même exister une « normalité » solidement établie et qui soit constamment bonne ?

Dans son œuvre de pionnière dans le domaine de la spiritualité et de la guérison, Mary Baker Eddy met en avant ce que d’aucuns considéreraient comme une conception peu conventionnelle de la constance. Une recherche du mot « normal » dans l’ensemble de ses écrits révèle plusieurs concepts qui semblent apparemment traduire des faits fondamentaux de l’existence : la santé est normale, l’harmonie est normale, le bien est normal. (Voir, par exemple, Ecrits divers 1883-1896, p. 200)

Quand on regarde autour de soi et qu’on suit de près l’actualité, on n’arrive pas forcément à la même conclusion. Dans sa vie, Mary Baker Eddy a dû elle-même surmonter un grand nombre de maux, de deuils et de difficultés. Et pourtant, elle a appris à considérer ces expériences non pas avec résignation, mais avec la conviction spirituelle que la santé, l’harmonie et le bien sont normaux, naturels et inévitables. Sa conviction se fondait sur une compréhension du bien comme étant la définition même de Dieu. Elle écrit que Dieu est un Principe divin, le bien constant, universel et immuable, et que la véritable identité de chacun de nous est spirituelle, à l’image de Dieu, comme il est dit dans la Bible. Comprenant que le Principe est le bien absolu et la seule cause, on peut conclure que tout ce qui procède du Principe est forcément bon, et que le bien est forcément la seule réalité. Si le bien invariable est le fait de l’être, et que nous sommes tous spirituels, alors la maladie, la discordance, les accidents et l’injustice n’ont aucune place dans cette création spirituelle. Voilà une « nouvelle normalité » avec laquelle il faut compter !

Reconnaître et comprendre Dieu, puis vivre dans l’obéissance au Principe divin, nous change de l’intérieur, et apporte espoir et guérison. Notre conception de la normalité change et elle passe, non pas de modéré à extrême ou de mauvais à pire, mais de la vision d’un bien incertain à un bien réel, sûr et fiable. Nous nous transformons chaque jour, mais ce renouvellement n’est ni choquant ni déstabilisant, car il apporte paix et stabilité à notre vie.

Christ Jésus exhortait ceux qui l’écoutaient à adopter une nouvelle conception de la normalité. Un grand nombre de ceux qu’il guérissait – des personnes qui s’étaient peut-être résignées à vivre avec leurs douleurs ou leur invalidité (une nouvelle normalité fort malvenue) – constataient que non seulement ils étaient guéris physiquement, mais qu’ils se réveillaient mentalement.

Jésus encourageait les gens à ne plus se contenter de vivre pour eux-mêmes, ou pour gagner leur vie. Selon les paroles de l’apôtre Paul, adepte des enseignements de Jésus, « ne vous conformez pas au siècle présent » (Romains 12:2). Par ses sermons et son exemple, Jésus exhortait ainsi ses disciples, y compris nous-mêmes : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés », et : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Jean 15:12; Matthieu 10:8)

Cet amour fut soumis à l’épreuve suprême lorsque Jésus se laissa volontairement crucifier et triompha de la mort. Sa résurrection renversa la conception universelle de ce qui est normal. Elle orienta ses disciples dans une voie nouvelle. « Sa résurrection fut aussi leur résurrection, écrit Mary Baker Eddy. Elle les aida à s’élever et à élever les autres hors de la léthargie spirituelle et de la croyance aveugle en Dieu jusqu’à la perception des possibilités infinies. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 34)

Il fallut trois jours à Jésus pour ressusciter. Les disciples eurent besoin de plus de temps. Jésus les revit plusieurs fois durant un certain nombre de jours après sa résurrection. Il les réconforta et les conseilla. Or, apparemment, Pierre doutait encore de sa capacité à poursuivre l’œuvre de son Maître. Il retourna à ses anciennes habitudes – il partit pêcher. Mais le Christ n’allait pas le laisser se priver d’une résurrection complète « hors de la léthargie spirituelle et de la croyance aveugle ». Ressuscité, Jésus continua de conseiller Pierre jusqu’à ce que celui-ci soit prêt à adopter une conception entièrement nouvelle de la vie, une toute nouvelle « normalité », et à endosser son nouveau rôle en faisant connaître la guérison-Christ au monde. « M’aimes-tu ? » lui demanda Jésus. Lorsque Pierre lui eut répondu par l’affirmative, Jésus dit : « Pais mes brebis. » (Jean 21:17)

En nous éveillant à cette réalité de la Vie et de l’Amour en tant que Dieu, nous découvrons la continuité et la stabilité de la vraie normalité créée par Dieu, maintenant même avec nous, jamais interrompue, quoi qu’il semble se passer autour de nous. Nous comprenons de mieux en mieux comment faire l’expérience de cette normalité, non pas celle qui nous « renverrait à nos habitudes matérielles », mais la normalité spirituelle dans laquelle nous vivons et exprimons l’Amour divin impersonnel, toujours présent, qui embrasse tout.

Linda Kohler
Invitée de la rédaction

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Mary Sands Lee, Christian Science Sentinel, July 7, 1956

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