Skip to main content Skip to search Skip to header Skip to footer
Web Original

Effacer le souvenir matériel

From The Herald of Christian Science - May 19, 2022


En travaillant au sein d'un gouvernement local en Nouvelle-Zélande, j'ai été confrontée à la façon inéquitable dont les peuples autochtones avaient été traités. Depuis lors, j'ai souvent pensé aux nombreuses injustices qui ont ponctué l’histoire du monde et qui ne cessent de remonter à la surface sous une forme ou une autre, accompagnées de demandes légitimes visant à ce qu'elles soient rectifiées. Il est certain que ces injustices doivent être traitées, c’est-à-dire guéries !

Je pense non seulement aux mauvais traitements et à la dégradation des peuples autochtones de nombreux pays, mais aussi aux peuples qui ont été vendus comme esclaves et arrachés à leur patrie. Récemment, j'ai ressenti le désir profond de prier au sujet du droit que chacun devrait avoir de comprendre son héritage d'enfant de Dieu, l’Amour. Cela inclut ceux qui ont été injustement traités, ainsi que toute personne ayant besoin d'être rachetée d'un acte répréhensible.

Je savais que trouver cette lumière qui guérit grâce à la prière contribuerait à apporter la lumière à l'humanité, lui donnant l’impulsion nécessaire pour progresser dans la résolution de ces problèmes apparemment insurmontables.

Une idée qui a inspiré ma prière est tirée de l'autobiographie de Mary Baker Eddy, qui a découvert la Science Chrétienne. Elle écrit : « L'histoire humaine a besoin d’être révisée, et le souvenir matériel effacé. » (Rétrospection et Introspection, p. 22). Dans la Bible, on trouve l’inspiration nécessaire pour réviser l'histoire humaine et en effacer le souvenir. Le récit de la création dans le premier chapitre de la Genèse est purement spirituel. Il dit : « Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l’homme et la femme. » (1:27)

Ce que cela nous dit, c’est qu’en réalité chacun est spirituel et parfait, car l'Esprit, Dieu, est éternellement parfait. Nous percevoir, et percevoir les autres, comme la ressemblance de Dieu, nous permet de comprendre que notre véritable héritage d'enfants de Dieu dépend uniquement de Dieu, et non des pensées ou des actions des autres. Il nous est toujours possible de reconnaître que nous sommes des idées spirituelles de l'unique Entendement divin, que nous sommes tous des frères et des sœurs appartenant à la famille universelle de Dieu.

Mary Baker Eddy justifie l’exigence de cette discipline mentale dans un autre livre, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, où elle écrit : « Maintenez clairement dans votre pensée que l’homme est le rejeton de Dieu, non de l’homme ; que l’homme est spirituel, non matériel ; que l’Ame est l’Esprit, en dehors de la matière, jamais dans la matière, ne donnant jamais au corps vie et sensation. » (p. 396)

Nous sommes tous des manifestations de l'Ame, de l’unique individualité infinie qui est Dieu. Ceci est très différent du fait d’avoir été créé matériellement, sous la forme d’une individualité mortelle limitée, introduite dans ce monde par d'autres mortels, pétrie de caractéristiques désagréables et de maladies héréditaires, et vivant à l'ombre d'une histoire troublée. Chacun de nous est une expression bien-aimée de l'Ame, Dieu. Et nous demeurons ensemble pour toujours dans le royaume des cieux. 

Dans ce royaume des cieux, qui est la conscience de l'harmonie, personne n'est jamais esclave de concepts matériels ou d'histoires mortelles – personne n’est jamais contraint par des limitations liées à la culture, à l'hérédité ou à la race. Chacun de nous est un avec Dieu, notre Père-Mère céleste. En réalité, tout le monde était, est et sera pour toujours innocent et libre de ses propres croyances ou de celles des autres, croyances liées aux fardeaux d'une histoire matérielle.

Comprendre cette réalité spirituelle intemporelle éclaire le chemin à suivre lorsque nous sommes héritiers d’une histoire difficile. Nous avons tous la capacité de faire l'expérience de l’abondance de la bonté, de la beauté et de la bienveillance de notre Père-Mère Dieu céleste, de toutes les manières !

Bien sûr, cela soulève une grande question : cette liberté spirituelle signifie-t-elle qu'il est inutile de prendre en compte les injustices passées faites aux peuples autochtones ? Chaque pays devra régler cela individuellement. Mais pour que la guérison, la rédemption et la justice soient permanentes, il faut que « la justice humaine se modèle sur la divine » (Science et Santé, p. 542). Le Christ, qui est l'influence divine présente dans la conscience humaine, met en lumière la compréhension spirituelle de la Bible, montrant la voie pour sortir des ténèbres de l'iniquité et de la cupidité, de l'angoisse et de la culpabilité par la régénération, et il révèle les moyens de progresser équitablement et ensemble. Cela engendrera des progrès durables qui ne pourront être renversés.

En songeant à l'histoire de la Nouvelle-Zélande, j'ai vu la nécessité de réviser l'histoire humaine et d'effacer les souvenirs matériels. Bien que je puisse reconnaître tout ce qui a été facteur de progrès, d’amour et de solidarité dans l'histoire de notre nation, je prends également acte de façon honnête de ce qui a été cruel, corrompu, injuste et inéquitable. Cela révèle la nécessité de travailler pour effacer ce souvenir, en étant inspiré par un amour qui embrasse toute l'humanité.

Alors que je travaillais pour le gouvernement local de ma région il y a plusieurs décennies, mon travail m'a poussée à explorer l'histoire de la colonisation et les lois régissant le transfert des terres des Maoris (le peuple autochtone de Nouvelle-Zélande) aux colons. J'avais toujours cru que nos lois avaient été équitables, mais ce que j'ai découvert m'a choquée, et a bouleversé bon nombre de mes suppositions.

Quelque temps plus tard, le directeur général m'a demandé de l'accompagner, ainsi que l'officier de liaison maori, qui était une femme, pour assister à une réunion avec les anciens maoris d'un hapu, c’est-à-dire d’une sous-tribu. Cette réunion visait à répondre à leurs grandes préoccupations concernant l'histoire de la taxation des terres maories et les effets que cela avait eu sur eux en tant que peuple. Il était important que ces personnes soient non seulement entendues, mais qu'elles sentent également un véritable intérêt pour leurs préoccupations.

La réunion a été tendue car les anciens ont pointé du doigt l'iniquité de la loi et la façon dont le gouvernement local semblait exacerber ces questions. Les anciens se sont ensuite tournés vers moi. Je n'avais pas encore pris la parole. J'ai clairement vu ce qu'ils voulaient dire et je leur ai calmement parlé de mon étude de la loi, en donnant des exemples de l'iniquité et de la façon dont je voyais ses effets continus sur les Maoris dans le cadre de mon activité quotidienne. J’ai été inspirée à dire, avec une profonde humilité : « Je ne veux pas que vous pensiez que je ne pense pas. » Cela signifiait qu'en tant que personne réfléchie, peu importait ma race ou mon origine, je comprenais ce qu'ils disaient et j'éprouvais beaucoup d’empathie pour eux.

Grâce à cela, toute la tension de la réunion s'est évaporée. L'officier de liaison maori a pris mon visage dans ses mains avec beaucoup de tendresse et m'a remerciée. Le directeur général m'a également remerciée. C'était une chose très simple, mais elle illustrait la volonté de pardonner lorsque les torts sont reconnus avec honnêteté et humilité. 

A cette époque, mon pays avançait lentement vers un traitement plus équitable de la culture maorie dans son ensemble et, lorsque je repense à cette réunion, j'ai le sentiment qu'elle a contribué, dans une modeste mesure, à l'esprit de ce mouvement et aux progrès accomplis au bénéfice de tous.

En voyant chacun comme le reflet de Dieu, comme l’expression spirituelle et parfaite de l'Ame, nous sommes capables de voir que rien d'autre ne nous définit vraiment. En réalité, il n'y a pas de souvenir matériel. Il n'y a rien que nous ayons besoin de traîner derrière nous, rien qui nous pèse, et rien qui empêche la compréhension et la démonstration de notre héritage commun d'enfants du seul Dieu tout-aimant. 

Dans Science et Santé, nous lisons : « De même que le souverain sacrificateur de jadis, l’homme est libre "d’entrer dans le lieu très saint" – le royaume de Dieu. » (p. 481). Ceci est possible pour chacun d'entre nous, ici et maintenant même.

ACCESS MORE GREAT ARTICLES LIKE THIS!

Welcome to Herald-Online, the home of The Christian Science Herald. We hope you'll enjoy this article that has been shared with you.

To receive full access to the Heralds, activate an account using your print Herald subscription, or subscribe to JSH-Online today!

The Mission of the Herald

In 1903, Mary Baker Eddy established The Herald of Christian Science. Its purpose: "to proclaim the universal activity and availability of Truth." The definition of "herald" as given in a dictionary, "forerunner—a messenger sent before to give notice of the approach of what is to follow," gives a special significance to the name Herald and moreover points to our obligation, the obligation of each one of us, to see that our Heralds fulfill their trust, a trust inseparable from the Christ and first announced by Jesus (Mark 16:15), "Go ye into all the world, and preach the gospel to every creature."

Mary Sands Lee, Christian Science Sentinel, July 7, 1956

Learn more about the Herald and its Mission.